Posté le 25.10.2007 par segur
Chapitre 1 - La croix Von Bänn
Wulfran était arrivé très tard dans la soirée. En fin de matinée, de ce jeudi, le camion de déménagement devait arriver devant son immeuble. Wulfran écouta ses messages sur le répondeur, Marie-Luce prenait de ses nouvelles. Wulfran descendit à la loge de Madame GREGOIRE pour la prévenir, prendre également son courrier ainsi que sa précieuse boîte. Béa était parti sans laisser d’adresse. Comme promis il lui laissa son cadeau, une grosse boîte de chocolat suisse acheté à l’aéroport à la boutique Dutty Free.
Il accrocha la clé du coffre sur son porte-clés avec celles de son appartement. Et mit la lettre et la photographie sépia dans sa poche portefeuille de sa veste. C’est à ce moment là qu’il aperçut un appel en absence sur son mobile. Il appuya et écouta.
« Wulfran, c’est Stephan SINGER VON BÄNN, contactez- moi le plus vite possible, c’est à propos du livre et du bijou, c’est très important, j’attend votre appel, il répéta dans un souffle c’est urgent Wulfran »
Il semblait inquiet et paniqué à la fois, Wulfran composa le numéro, la sonnerie tinta mais personne ne décrocha.
Le camion se gara en bas de l’immeuble et un défilé de gros bras monta le mobilier, le tableau « La Dame assise » et différents objets. Wulfran était fourgonnait dans son salon pour essayer de caser ce surplus d’objets lorsque son mobile sonna. C’était à nouveau Stephan, sa voix était fébrile et chevrotante.
- Wulfran, écoutez-moi, je suis en sursis, ma vie est en danger, j’ai découvert ce que voulait dire Amélia, c’est dans le livre, le bijou est en fait une clé, il y a mécanisme très sophistiqué digne d’un grand horloger suisse, et quand vous actionner un petit poussoir une tige sort de l’intérieur du bijou. Vous comprenez maintenant cette phrase « le livre sur les techniques anciennes et secret de l’horlogerie qui exercera l’œil novice ». Wulfran appelez Pierre, le secrétaire et le tableau font partie d’une énigme, Wulfran, faites attention à vous, non !!! les voilà, ils m’ont retrouvé…
Wulfran comprenait que Stephan courrait, sa voix était essoufflée, puis il entendit encore
- Vous, mais… puis une détonation retentit
Wulfran hurla dans son mobile
- Stephan, répondez-moi, Stephan !
Wulfran était paniqué, il comprenait qu’il parlait dans le vide et qu’a l’autre bout du fil c’était le néant.
Stephan avait reçu une balle en plein cœur.
Il composa immédiatement le numéro de portable de Pierre, il tomba sur la messagerie, il laissa un SOS plutôt qu’un message. Il essaya le portable d’Eva qui décrocha instantanément.
Eva était horrifiée, mais que pouvaient-ils faire ? Wulfran était à Paris et elle, était à Monaco chez ses parents pendant que Stephan résidait au Luxembourg.
- Wulfran, si je comprend bien, Stephan a découvert que le bijou était une clé, le tableau rassemble les éléments, mon père détient le secrétaire, et Frantz possède la clé… j’arrive, je reprend l’avion et nous irons voir votre coffre bancaire, c’est notre seul indice, mais avant de partir je vais détailler en profondeur le secrétaire. Pour l’instant prenez rendez-vous avec le banquier pour que nous puissions accéder à la salle des coffres et faites attention ! je tiens à vous.
Wulfran chercha le numéro de téléphone de la banque ConFédéral de Suisse qu’il trouva aisément sur internet, l’employée le dirigea vers le directeur car ce coffre était inactif depuis 25 ans. Le rendez-vous fut pris pour le lendemain à 14 heures.
Wulfran se servit un alcool fort et ressortit ses notes. Il échafaudait des hypothèses toutes plus saugrenues les unes que les autres. Il pensait qu’Amélia détenait un grand secret datant de la Seconde Guerre mondiale, que ses frères et Nicklaus avaient été au centre d’un conflit avec Wielfried et Ans enrôlés dans les milices nazis. Ce qui expliquerait le lien avec des œuvres d’art spoliées à des familles juives pendant la guerre.
La Croix VON BÄNN qui sera la clé de l’espoir - donc d’après le livre c’est une clé ! qui ouvre quoi ?
Le secrétaire qui révèlera ses secrets à qui saura l’écouter – qui ouvrirait un tiroir secret peut-être ? Il devra s’aider du tableau pour trouver la serrure masqué !
Ensuite la devise lui était adressée « Soit grand et courageux, soit digne de notre nom, soit un Prince » - Pourquoi Amélia l’avait choisi lui ?
Y-avait-il un rapport avec la lettre de Nicklaus SINGER, à la fin de celle-ci, il mentionnait « tu es mon seul espoir pour sauvegarder ce secret datant de 1945 ». Il était l’élu ! Et l’accident de voiture de ses parents. Et si c’était vraiment un meurtre !
Et ce cousin, Frantz, qui était-il vraiment ? Il est le descendant de Wielfried… avait-il des informations sur ce secret bien gardé par Amélia..
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Posté le 24.10.2007 par segur
Chapitre 2 - La face cachée du message
Ils prirent ensemble un taxi qui s’arrêta au musée d’art de la ville de Bâle, le Kunstmuseum, qui est particulièrement riche en peintures rhénane et surtout en un exceptionnel ensemble de tableaux peints par la famille Holbein. Ils passèrent des heures à regarder le détail de chacune des œuvres présentées.
Puis Wulfran raconta ses aventures post héritage en commençant par la visite chez sa grand-mère, le coffret en bois, la photo sépia de la famille SINGER VON BÄNN à la « villa Amélia ».
- Maintenant je comprends, s’écria Eva
- J’aimerai bien voir cette photo, lui dit Pierre, elle m’intéresse grandement sur le point généalogique.
Puis il annonça l’existence de la lettre de Nicklaus SINGER et la clé d’un coffre bancaire.
- Très intéressant tout ça ! dit Eva pensive
- Mais vous allez être très surpris écoutez bien la suite…
Malgré eux, Pierre et Eva se rapprochèrent de Wulfran pour mieux saisir les explications du dénouement du récit.
- Dans la nuit de samedi à dimanche, mon appartement a été visité et la personne a simulé un cambriolage, elle cherchait quelque chose de précis et… Wulfran marqua un instant, j’en ai déduit qu’elle cherchait le coffret en bois !
- Mais pour quelle raison ! s’interrogea Pierre
- La clé du coffre peut-être ? sais-tu ce qu’il contient ?
- Non, je n’ai pas eu encore le temps de me présenter à la salle des coffres, et pour conclure une camionnette noire était jour et nuit devant ma porte et c’est la même camionnette qui est venue chercher notre cher cousin Frantz qui a pris soin de photographier le tableau de « La Dame assise » et le secrétaire, nos héritages ! Etonnant hein !
- Passionnant ! nous avançons petit à petit nos pions dans notre partie de Cluedo, bientôt la solution. Cher Wulfran, a vous de jouer, en arrivant à Paris direction ce coffre bancaire, dit Eva tout sourire.
Wulfran quitta Pierre et Eva dans le centre ville de Bâle et prit le RER à la gare de Bâle-Sankt Johann jusqu’à Saint-Louis, en France. De là, il se dirigea vers l’aéroport Basel-Mulhouse-Freiburg pour le vol 382 via Roissy CDG. Il avait coupé la sonnerie de son portable et ne put prendre connaissance du message de Stephan.
Posté le 23.10.2007 par segur
Chapitre 1 - La face cachée du message
Eva avait sûrement raison, il y avait bien une énigme à résoudre. Et le comportement du numéro1, lui avait mis la puce à l’oreille. Wulfran avait écrit les formules mystérieuses d’Amélia.
- La Croix VON BÄNN qui sera la clé de l’espoir.
- Le secrétaire qui révèlera ses secrets à qui saura l’écouter.
- Le livre sur les techniques anciennes et secret de l’horlogerie qui exercera l’œil novice.
- « La Dame assise », portant en pendentif la Croix VON BÄNN, blason de ses ancêtres et qui a perpétué la noble lignée de princes à la mèche blanche.
- La jeune femme du tableau avait une position étrange, assise mais à moitié tourné et l’on voyait son visage de face.
- Dans ses cheveux une mèche blanche puisqu’elle était la première Amélia d’une longue lignée.
- Elle avait un bijou autour du cou représentant une croix comme celle du drapeau suisse.
- Elle tendait le bras droit et son index semblait montrer un endroit précis sur le meuble en marqueterie.
Et enfin, il écrivit en dernier,
« Soit grand et courageux, soit digne de notre nom, soit un Prince » dit la devise des SINGER VON BÄNN
Pour l’instant c’était un imbroglio de mots qui ne voulait rien dire !
Un camion de déménagement stationna devant le perron et des déménageurs commencèrent un ballet de va et vient portant meubles et objets. Pierre avait affrété un deuxième camion pour les tableaux et mobiliers hérités par Wulfran.
Il devait reprendre l’avion pour Paris en fin de journée. Il descendit faire ses adieux à Stephan qui était sur le point de partir. Ils échangèrent adresse et numéro de téléphone. Les autres étaient déjà partis en taxi après la collation.
Stephan a peine monté dans le taxi qui l’attendait, Wulfran s’apprêtait à grimper les marches du perron lorsqu’une camionnette noire entra et se gara un peu en retrait.
Frantz sortit serra les mains de ses hôtes, embrassa Eva et vint vers Wulfran tout sourire en lui tapant sur l’épaule.
- A bientôt cher cousin, en espérant se revoir !
Wulfran lui serra la main et le regarda partir. Il se dirigeait vers la camionnette, y grimpa et celle-ci démarra en trombe. Il ne vit pas le conducteur à travers les vitres fumées.
Eva lui prit le bras et le questionna du regard. Il était temps de révéler à Pierre et Eva ses doutes sur ce Frantz.
Posté le 22.10.2007 par segur
Route des glaces
Des grandes puissances, la main dans la main
Rêvent d’une route maritime ouverte pour demain
Ils accélèrent le processus du réchauffement
Un leurre est la politique de l’environnement
Le cercle polaire arctique, enjeu colossal
Iceberg et glaces fondus de l’océan glacial
La mer de Béring deviendra leurs capitaux
Tankers, méthaniers emprunteront ces canaux
La Russie et l’Alaska seront reliés par un pont
Une œuvre d’art moderne des grands ouvrages
Quant à l’homme, il travaillera dans les forages
Pétrole, gaz, les financiers rempliront leur mission
Au large du Groenland, des villes nouvelles
Pousseront comme des champignons
Peut importe l’écologie et la pollution
La planète bleue est déjà leurs poubelles.
Posté le 22.10.2007 par segur
Chapitre 2 - Amélia règle ses comptes
Eva, non héritière faisait les cents pas dans le petit salon. Lorsque l’assemblée entra, elle se précipita vers son père. Les conversations allaient bon train pour le meilleur et pour le pire. Wulfran trouvait que le résultat avait eu pour lui un dénouement heureux et surtout fructueux en œuvres d’art.
Un verre à la main et un toast dans l’autre, il dévia la conversation vers la devise des SINGER VON BÄNN. Que voulaient dire les dernières annotations d’Amélia ?
Hans était dubitatif sur le paraphe de fin de chacune des phrases, Pierre trouvait qu’il y avait un caractère mystérieux, sûrement une spécialité d’Amélia, Eva trouvait que cela ressemblait à une énigme !
Wulfran et Eva retournèrent vers le bureau où se trouvait la peinture de « La Dame assise ». Ils surprirent Frantz, le numéro 1, qui faisait des clichés avec un appareil photo numérique. L’homme cacha l’objet dans sa main et le mis dans la poche de son veston. Le secrétaire à doucine d’époque Renaissance en placage de loupe d’érable à décors rayonnant était à l’opposé de la pièce.
L’homme adopta une attitude décontracté, et les félicita tour à tour de leur magnifique héritage et sortit de la pièce sans attendre la réponse. Eva et Wulfran échangèrent un regard interrogatif concernant leur cousin Frantz.
Ils se tournèrent vers le tableau et étudièrent plus en détail la peinture. La Dame était assise devant un meuble qui ressemblait étrangement au secrétaire qui se trouvait dans la pièce. La position de son bras et surtout son index montrait quelque chose. Eva semblait apercevoir un minuscule point. Ils reportèrent leur attention sur le secrétaire derrière eux. Celui-ci s’ouvrait à la partie supérieure à un tiroir et un abattant découvrant un casier et six tiroirs en placage d’amarante incrusté de filet de bois clair et à la partie inférieure à trois tiroirs.
Des pas retentirent dans le couloir et ils refermèrent précipitamment le secrétaire. Le Colonel Moutarde entra et trouva Eva et Wulfran à quatre pattes sur le parquet cherchant quelque chose.
- Attention ! Ne marchez pas ici, Mademoiselle Eva a perdu sa lentille droite !
Le numéro10 s’agenouilla péniblement et commença à scruter le sol ciré en tâtonnant. La scène était comique à voir. Eva fit semblant de retrouver la lentille incriminée et mima la remise en place devant un miroir. Puis remerciant le Colonel Moutarde, ils sortirent comme si de rien n’était sous l’œil accusateur de leur hôte et propriétaire des lieux.
Posté le 20.10.2007 par segur
"Il ne faut pas courir deux lèvres à la fois"
Honoré de Balzac
Posté le 20.10.2007 par segur
Elle s’habille d’un costume noir et blanc
Qui se termine par une longue queue de pie
Elle est attirée par les objets brillants
Elle jacasse et bavarde comme une pie
Elle habite un endroit haut perché
Pour venir la voir il faut être agile
Les hommes la trouvent effrontée
L’apprivoiser ne sera pas facile
De ses yeux noirs, elle vous toise
Plantée devant la fenêtre ou le balcon
Elle grimpe sur les toits d’ardoise
Où court sur le parterre de gazon
On l’a surnomme familièrement Margot
Elle a la réputation d’être une voleuse
Et non, ce n’est pas une cambrioleuse
C’est un oiseau, un simple passereau.
Posté le 19.10.2007 par segur
Chapitre 1 - Amélia règle ses comptes
Tous les héritiers étaient présents assis dans le grand salon. Le notaire d’Amélia procédait à l’ouverture du testament en présence d’un huissier. La famille Hasse-Rothenberg était devant et piaffait d’impatience.
Wulfran avait recensé le clan des mèches blanches. Ils étaient quatre, Frantz, le beau jeune homme et numéro 1 ; Pierre, le père d’Eva, le numéro 4 ; Stephan, veuf et sans enfant, le numéro 8 ; et lui-même, le numéro 9.
D’un ton solennel le notaire commença l’énumération de tous les biens.
La famille Hasse-Rothenberg, hérita de la « Villa Amélia » et de son parc ainsi que de la majorité des parts en action d’une société d’horlogerie Suisse. Amélia avait annoté sous chaque héritier un petit texte qui pour certain n’était pas anodin. « La propriété familiale devra être vidée de tout mobilier, tentures, tableaux, objets et véhicules ». Ceux-ci étaient scandalisés et dépités car la Villa avait un grand besoin de rénovation. L’estimation d’après Wulfran était « opération gouffre financier ».
Chacun des numéros, reçu un produit financier, un portefeuille d’actions, un compte privé, du mobilier, des objets d’arts, des bijoux, des tableaux, des chevaux de course, un bien immobilier comme par exemple le chalet suisse à Neuchâtel, etc…
Comme avait prévu Eva, une clause était en marge disant que les dignes descendants de la famille SINGER VON BÄNN avaient depuis des générations un signe distinctif : une mèche blanche, et elle léguait en sus à ces Princes héritiers, ceci :
- Branche Autriche, Hongrie, Liechtenstein : la Croix VON BÄNN, représentant la même croix que sur le drapeau suisse, bijou ancien qui appartient au SINGER VON BÄNN depuis l515 et qui sera la clé de l’espoir.
- Branche Suisse, Monaco : d’un secrétaire très ancien, qui est dans la famille SINGER VON BÄNN depuis des générations, et qui révèlera ses secrets à qui saura l’écouter.
- Branche Allemagne, Luxembourg : d’un livre ouvragé sur les techniques anciennes et secret de l’horlogerie, ouvrage unique, et qui exercera l’œil novice.
- Branche France, Italie : de la toile de « La Dame assise », représentant le première Amélia SINGER VON BÄNN, peinture rhénane datant du XVIe siècles. Portant en pendentif la Croix VON BÄNN, blason de ses ancêtres et qui a perpétué la noble lignée de princes à la mèche blanche. « Soit grand et courageux, soit digne de notre nom, soit un Prince » dit notre devise.
Il n’y avait aucune ambiguïté, ils étaient bien quatre, le jeune Frantz reçu le bijou la Croix VON BÄNN, Pierre hérita du magnifique secrétaire à doucine d’époque, le veuf Stephan reçu l’ouvrage ancien et unique, et Wulfran prit possession de « La Dame assise ».
Le notaire se tamponnait le front avec un mouchoir. La lecture du testament venait de prendre fin.
- Mesdames, Messieurs, la séance est levée, nous pouvons passer dans le petit salon où un rafraîchissement et une collation vous seront servis, dit enfin l’huissier.
Posté le 18.10.2007 par segur
Chapitre 2 - La villa Amélia
Ils se dirigèrent vers le grand escalier de marbre, lorsque Wulfran remarqua dans une pièce qui devait être le bureau un immense tableau représentant une femme assise devant un secrétaire. Il entra brusquement dans celle-ci ce qui surprit Eva qui retourna sur ses pas.
La jeune femme du tableau avait une position étrange, assise mais à moitié tourné et l’on voyait son visage de face, dans ses cheveux une mèche blanche. Elle avait un bijou autour du cou représentant une croix comme celle du drapeau suisse. Elle tendait le bras droit et son index semblait montrer un endroit précis sur le meuble en marqueterie. Le tableau était signé, Wulfran déchiffra le nom, Hans Holbein. Ce jeune peintre était un célèbre portraitiste et avait peint de nombreux portraits d’aristocrates.
Wulfran et Eva étaient en contemplation devant le tableau lorsque le numéro 10 – le Colonel Moutarde – les pria de rapatrier leur chambre respective car il devait fermer les portes de chaque pièce. L’antiquaire et l’étudiante en art obtempérèrent en se confondant en de plates excuses. Ils grimpèrent en vitesse l’escalier et coururent presque dans le couloir en pouffant de rire comme des enfants qui venaient de faire une bêtise.
Une porte s’entrebâilla, l’italien de 67 ans, le numéro 6, en pyjama rayé, maugréa de faire moins de bruit dans les couloirs, et qu’il y avait des personnes qui désiraient dormir.
Là s’en était trop pour Eva et Wulfran qui partirent dans un fou rire retentissant à se décrocher les mâchoires.
Eva se jeta sur le lit la tête dans l’oreiller pour étouffer son rire. Pendant que Wulfran refermait la porte. Il s’allongea sur le lit à ses côtés et la regarda s’essuyer les yeux avec un kleenex, son rimmel dégoulinait et lui faisait des traces noires sur les pommettes, son chignon penchait sur le côté et des mèches pendaient sur ses épaules. La bretelle de sa robe avait glissé le long de son bras et Wulfran voyait un début de lingerie féminine affriolante.
- Mademoiselle Rose il est grand temps d’aller vous coucher !
- Bonne nuit et à demain, répondit Eva en lui faisant un clin d’œil complice.
Posté le 17.10.2007 par segur
La créature
Ce matin elle semble abattue
Elle vous regarde d’un air las
Ne vous y m’éprenez pas
Il lui suffit d’un souffle féru
Elle aiguise ses dents la nuit
Lentement elle lèche ses proies
Ses griffes s’agrippent aux parois
Sa peau est enduite de suie
De ses naseaux sortent une fumée
Son odeur âcre est irritante
Elle vous prévoit une mort lente
Et peut facilement vous asphyxier
Si vous l’attisez, elle gronde
Son corps dégage une chaleur
Incontrôlable est sa vigueur
Elle peut détruire votre monde
La curiosité vous transcende
Quiconque à son contact hurle
Son cœur de flamme vous brûle
Elle peut vous réduire en cendres
Prenez-la avec des pincettes
Ne restez pas dans son sillage
C’est une destructrice de visage
Qui est-elle cette infâme bête ?