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segur
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L'impossible n'est que le possible de l'avenir...
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04.05.2007
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14.02.2008
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Eva

Posté le 09.10.2007 par segur
Chapitre 4 - Eva

Wulfran composa le numéro de sa concierge, Madame GREGOIRE. Au bout de trois sonneries on décrocha.
- ALLO ! c’était la voix enjouée de Béa
- Béa, c’est Wulfran, ton voisin de palier, écoute bien ! je pars quelques jours en voyage d’affaires, garde bien ma porte et surtout ma BOITE… aux lettres.
- Hein ! tu rêves…
- C’est important, Béa, je te ramènerais un souvenir, un beau cadeau, promis… allez je t’embrasse, ma belle. A bientôt.
Et il raccrocha. Il n’avait pas mentionné à Eva les péripéties de la veille. Et pour l’instant, il désirait garder ce petit secret pour lui seul.

L’avion décolla sans problème. Ils seront arrivés dans une heure dix à l’aéroport de Basel-Mulhouse-Freiburg..
Eva continua ses explications et déplia un parchemin représentant l’arbre généalogique de la famille SINGER VON BÄNN.
Wulfran apprit ainsi qu’il avait un ancêtre autrichien, le duc de Saxe-Bagenback, né en 1778, qui eut deux enfants. Cette époque était encore sous l’empereur du Saint Empire Romain, François II, avant la dissolution des états des Habsbourg en 1806, où il ne restera que l’empire d’Autriche.
Marie-Louise eut une fille, Charlotte, qui épousa un SINGER VON BÄNN et eut de ce second mariage un fils, Ferdinand.

- Charlotte et Frantz SINGER VON BÄNN, ont eu un fils, né en Autriche en 1843, Ferdinand dont nous sommes tous les descendants, expliqua Eva en suivant une ligne sur le parchemin.
- Ferdinand !, comme le nom de l’Empereur d’Autriche ! s’interrogea Wulfran
- Oui ! Ferdinand épousera Sophie Rosenburger, issue d’une illustre famille austro-hongroise. Ils eurent cinq fils, nés en Autriche : Hans, Wulfran, Nicklaus, Octav et Karl.
- Incroyable !! ce sont les prénoms de mon grand-père, de mon père et de moi-même !
- Et le plus incroyable, Wulfran, c’est que Ferdinand avait une particularité : une mèche blanche, comme vous et moi.




--

Eva

Posté le 08.10.2007 par segur
Chapitre 3 - Eva

" - Je suppose que vous avez entendu parler de l’affaire Amélia SINGER VON BÄNN, ou plus exactement nommé par les médias L’héritage des 9 ?
- Oui, mais je n’ai pas tout suivi.
- En fait, je suis envoyée par mon père qui est un des héritiers, Pierre SINGER VON BÄNN, et qui a retrouvé votre trace car vous êtes le numéro 9, et bon dernier.
- En somme, le vilain petit canard qui se fait attendre !
- Mon père et mon grand-père ont bien connu votre père, Hans, et d’ailleurs vos parents se rendaient à Monaco chez mon père lorsqu’ils ont eu cet accident.
- Vous voulez dire que nos familles se côtoyaient ?!
- Et s’appréciaient visiblement, mon père a été très affecté par leur mort…en plus leur visite était dans le cadre d’un événement heureux, ma naissance !
- Quoi ! c’est le pompon, mes parents me laissent à la maison le jour de la naissance d’une princesse, la plus belle fille de la famille !!
- Vous êtes un petit plaisantin dans votre genre ! Pour vous situer un peu le tableau, j’ai 26 ans, étudiante en art contemporain aux Etats-Unis. Mes parents vivent à Monaco, et mon grand-père est d’origine Suisse. Mon arrière-grand-père, Maximilien était le frère d’Anselme, et cousin germain avec la défunte, Amélia.
- Et vous êtes célibataire ?
- Wulfran, vous vous comportez comme un gamin, je vous parle sérieusement.
Anselme a eu un fils, Hans qui est de la branche Suisse, héritier numéro 5. Votre grand-père, Nicklaus et Anselme étaient très proche, et ils ont eu la lumineuse idée d’appeler leurs fils respectifs, Hans ! Ce qui n’est pas très pratique pour la généalogie de la famille. Je vous montrerais l’arbre généalogique de notre grande famille tout à l’heure, car nous arrivons à Roissy.
- Et on va faire quoi à Roissy ?
- On prend l’avion pour Saint Louis, évidemment.
- Évidemment… et je vais pouvoir prévenir mon avocat avant le décollage ?
- Vous avez une demi heure pas plus."

Eva

Posté le 08.10.2007 par segur
Chapitre 2 - Eva

Il s’engouffra dans le métro et arriva Gare du Nord un peu en avance, et se dirigea vers le quai numéro 2. Une jeune femme, jolie blonde et bronzée, lui fit un petit signe de la main.
- Wulfran SINGER, je me présente, Eva SINGER VON BÄNN.
Il n’en croyait pas ses oreilles, les VON BÄNN étaient déjà sur sa piste.

- Enchanté de faire votre connaissance, Mademoiselle SINGER, mais je suis surpris de ce rendez-vous dans une gare ?
- Effectivement, c’est un peu cavalier de ma part, mais nous n’avons que très peu de temps, venez…

Elle prit Wulfran par le bras et le fit grimper dans le RER B stationné quai numéro 2 et prêt à partir. A peine installés les portes se refermèrent et la rame s’ébranla.
- Mais où allons-nous ? j’ai des impératifs et des rendez-vous aujourd’hui !
- Nous allons à l’aéroport Charles de Gaulle, et qu’est-ce qui est le plus important, Monsieur SINGER, le salon des collectionneurs à Chantilly ou un héritage de plusieurs millions d’euro ?
Wulfran lui fit une mou qui en disait long. Eva avait l’air d’être dynamique et de prendre les décisions avec une rapidité digne d’un dirigeant d’entreprise.

- Bon puisque je n’ai pas le choix et que nous avons fait connaissance, ma chère Eva, éclairez ma lanterne, je peux vous appeler Eva ?
- Oui bien sûr, Wulfran, puisque nous sommes cousins ! dit-elle en éclatant de rire.
Elle était belle, et Wulfran resta sous le charme de cette cousine tombée du ciel.



Lutins réveillez-vous !

Posté le 07.10.2007 par segur
Lutins ! lutins ! où êtes vous ?
Je vous cherche partout
Il ne fait pas encore froid
Mais la forêt semble en émoi

Les arbres rougissent à la pensée d'être bientôt nus
La chouette cligne ses yeux ronds avant de tomber des nues
La terre humide laisse échapper de suaves odeurs
La nature en voit de toutes les couleurs

Le grand cerf brame au fond des bois
L'écureuil fait ses provisions de châtaignes et de noix
Le renard joue à cache-cache entre les sapins
Il guette la belette d'un air malin

Et vous espiègles petits génies, sortez de votre silence
Accrochez vos lucioles avec magnificence
Dansez au clair de lune et que la fête commence
Car bientôt l'hiver vous plongera dans la somnolence.


Merci à mamour pour ce texte automnal.


L'émissaire

Posté le 06.10.2007 par segur
L'émissaire

L’émissaire de Dame Nature a son escorte
Composée d’un bataillon de feuilles mortes
Qui déferlent sans ordre précis, indiscipliné
Et livre une grande bataille contre l’Été

Le bras armé, l’Automne tue des ennemis
A grand renfort de nuages et de ciel gris
Un vent froid hurlant son cri de guerre
Attend la cavalerie des frimas de l’Hiver

Dame Nature déploie ses ambassadeurs
Qui prêchent une palette de couleurs
La frêle chaleur est déjà partie en exode
S’exiler vers une contrée aux antipodes

Une pluie fine et pénétrante dégringole
Des toitures suivant gouttières et rigoles
Et dévale les ruelles en poussant des cris
Sous les yeux d’un Printemps endormi.

Eva

Posté le 05.10.2007 par segur
Chapitre 1 - Eva

Wulfran fut réveillé en sursaut. Il venait de faire un horrible cauchemar voyant des tableaux défilés, des nazis, un gigantesque feu. Il se leva pour se rafraîchir et boire un verre d’eau dans la cuisine. En regardant par la fenêtre, il remarqua une camionnette noire stationnée sur le trottoir d’en face.

Il alluma machinalement la télévision du salon et son regard fut attiré par un voyant lumineux qui clignotait. Il y avait un message sur son répondeur. Il actionna la touche pour écouter le message.

"Monsieur SINGER, dit une voix féminine, j’aimerai vous rencontrer concernant une affaire Suisse. Pouvez-vous vous rendre Gare du Nord à 9h30, quai numéro 2, mardi 11 juillet. Je vous y attendrai. Pour me reconnaître, rien de plus simple, j’ai une mèche blanche très voyante !"

Wulfran ré-appuya sur la touche pour bien écouter… Gare du Nord, mardi 11, mais c’est aujourd’hui ! il regarda sa montre quatre heures du matin. Il bailla, il verra cela plus tard, pour l’instant il allait se recoucher.

La sonnerie de son réveil le sortit d’un sommeil de plomb. Finalement il avait pu se rendormir. Il était sept heures trente. Le temps de prendre une douche et un café, avant de se rendre Gare du Nord, à ce rendez-vous mystérieux.
En claquant la porte de l’immeuble, il remarqua la camionnette noire de la veille.

Le coffret en bois

Posté le 04.10.2007 par segur
Chapitre 4 - Le coffret en bois

Wulfran ouvrit l’enveloppe et en sortit un papier à lettre épais de bonne qualité. Dans la marge en en-tête deux lettres dorées entrelacées, « N S » sûrement Nicklaus SINGER.

" Paris, le 20 septembre 1981, Cher Wulfran, mon bien aimé petit-fils. Quand tu liras cette lettre, je ne serai plus. Je suppose que tu es majeur et que tu désires connaître l’origine de notre famille. Nous sommes issus d’une branche cadette de la famille de Saxe-Bagenback dont la petite-fille Charlotte eut une fille d’un premier lit avec un comte dont elle divorça et eut d’un second lit, un fils, Ferdinand.
Sache toutefois que tu es un Prince comme ton père Hans et comme moi ton grand-père et ce sera ainsi jusqu’à l’extinction de notre famille.
Certains membres de notre famille ont une marque particulière dans leurs cheveux, une mèche blanche et une vieille tradition autrichienne dit que seul ces personnes – hommes ou femmes - sont les dignes héritiers des Singer Von Bänn.
Mon grand-père Karl Singer Von Bänn a émigré de l’Autriche en Allemagne. Ses trois fils ont été mobilisé pendant la grande guerre. Puis mon père est revenu en France à la fin de la guerre vers 1920, car il avait connu une jeune femme française infirmière, ma sœur est née de leur union en 1915, mais de santé fragile, elle est décédée à l’âge de 24 ans. Suite aux hostilités franco-allemande mon père a francisé son nom et la particule « Von Bänn » a disparu. Lorsqu’il s’est marié avec l’infirmière française, ma sœur avait 5 ans et moi, je suis né un an après. A l’époque son mariage fut très mal accepté dans les deux camps familiaux. Mais l’amour n’avait pas de prix et dépassait les frontières.
Maintenant je dois te parler de la Seconde guerre. Notre famille a été divisé par les aléas de la guerre. Il y avait ceux qui se battaient pour une idéologie de liberté, comme Amélia et ses frères, Maximilien et Anselme, d’autres avaient des convictions plus expéditives marchant avec une régime totalitaire, le nazisme. Le conflit devint irrémédiable lorsque Wielfried et Ans participèrent aux monstruosités que nous savons de nos jours. Vers la fin de la guerre, en 1945, Wielfried, est mort dans des circonstances troubles. Ans est mort en prison en 1946. En 1938, des œuvres ont été volées par les nazis notamment des toiles de Gustav Klimt. D’autres seront comptabilisées dans les collections officielles autrichiennes après la guerre. Tu trouveras une clé d’un coffre qui se trouve à la Banque ConFédérale de Suisse, boulevard Haussmann à Paris. Le numéro du coffre est 86520734286A10L. Tu es mon seul espoir pour sauvegarder ce secret datant de 1945.
Mon cher Wulfran soit grand et courageux, soit digne de notre nom, soit un Prince. Ton grand-pére Nicklaus Singer Von Bänn."

On frappa à la porte. C’était Madame GREGOIRE, la concierge qui accompagnait le serrurier.
- Monsieur SINGER, le serrurier vient réparer votre porte.
- Bonne nouvelle !
Wulfran et Béa rangèrent les objets et la lettre dans le coffret, puis Wulfran lui demanda de l’emporter dans la loge.
- J’ai confiance en toi, il y sera à l’abri.

Ils descendirent ensemble les escaliers et Wulfran sortit acheter des magazines spécialisés sur les ventes aux enchères et les manifestations de salons des antiquaires organisées dans la périphérie et autour de Paris et en province.
En remontant il croisa le serrurier qui partait en lançant un :
- r’voir m’sieur, c’est réparé.

Le coffret en bois

Posté le 02.10.2007 par segur
Chapitre 3 - Le coffret en bois

Wulfran et Béa avaient remis tout en ordre. Wulfran était préoccupé par ce cambriolage déguisé. Que cherchaient-ils ? avaient-ils trouvé ce qu’ils cherchaient ?
- Wulfran… j’ai quelque chose à te dire ? ne m’en veux pas… j’ai ouvert le coffret que…
- Nom de Dieu ! c’est ça, oh Béa, c’est ce coffret qu’ils cherchaient enfin plutôt ce qu’il contient.

Ils s’installèrent dans la cuisine et commencèrent l’inventaire du coffret.
Une lettre du grand-père Nicklaus, une clé d’un coffre bancaire, des bijoux anciens, strass ? toc ? ou diamant ? un collier de perles. Wulfran les fera expertiser dans une bijouterie. Le livret de famille de ses parents. Deux alliances en or, dont chacune avait une inscription à l’intérieure, « Hans & Catherine 2 septembre 1973 ».
Et quelques photos racornies par le temps, en noir et blanc et en couleur, passées par les années. Hans et Catherine à la montagne devant un chalet chaussés de skis spartiates de l’époque. Hans et Catherine enceinte à une cérémonie. Catherine avec un bébé dans les bras. Et une photo de leur mariage à la sortie de l’église.
Wulfran était ému, il n’avait jamais vu ces photos. Soudain ses parents lui manquaient cruellement. Béa s’essuyait discrètement une larme avec sa manche. Elle était consciente qu’elle partageait l’intimité d’une famille.

Celles en noir et blanc étaient plus vieilles, ce devait être Hans enfant, le père de Wulfran, puis une avec ses deux parents, Katia et Nicklaus SINGER. Puis une autre couleur sépia, a première vue elle semblait ancienne, cartonnée prise avec un appareil mythique, un Leica, qui avait immortalisé la scène. Celle-ci ressemblait à une réunion de famille. Des personnages endimanchés alignés devant un perron d’une propriété genre château ou manoir, sur le côté on distinguait un parc avec de grands arbres centenaires. Les femmes étaient apprêtées avec de grandes robes portant des ombrelles et des coiffures d’un autre siècle, les hommes avaient un costume noir avec un gilet et le chapeau noir ou des canotiers, des enfants étaient éparpillés çà et là sur le devant des marches. Au dos de la photo, une date à demi effacée « 1935 », et un nom « Villa Amélia, Bâle ».
Wulfran avait pâli en lisant cette inscription. « Villa Amélia » coïncidence ou ce nom a-t-il un rapport avec l’affaire Amélia SINGER VON BÄNN et « l’héritage des 9 », Bâle, la Suisse !

Le Chevalier Ségur

Posté le 01.10.2007 par segur
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A vos votes ; Merci à vous.

Le coffret en bois

Posté le 01.10.2007 par segur
Chapitre 2 - Le coffret en bois

Wulfran est fin prêt pour cette soirée avec la pulpeuse Marie-Luce. Béa avait déguerpit de l’appartement dans l’après-midi en ayant pris soin de ranger le désordre de la veille. Il avait posé le coffret sur la console de l’entrée et avait découpé l’article du journal qu’il avait mis dans une enveloppe avec le précieux numéro de téléphone et glissé le tout dans le coffret en bois.
Avant de partir, Wulfran se ravise, il emporte le coffret et sonne chez sa concierge. Il lui demande un grand service de garder quelques temps ce coffret dans sa loge et qu’il le reprendrait plus tard.
Pourquoi cette précaution, un mauvais pressentiment ? Il n’était pas tranquille et préférait assurer ses arrières.

Wulfran raccompagne Marie-Luce à son appartement, elle est très en beauté et l’alcool fait briller ses yeux noisettes. Elle tire Wulfran par la manche, et le pousse maladroitement dans l’entrée, elle lui arrache sa veste sans crier gare et l’emporte vers sa chambre à coucher.
A l’aube Wulfran rentre chez lui, sa porte était entrouverte et la serrure fracturée. En entrant Wulfran comprend que son appartement avait été visité, un vrai capharnaüm !
Il fit le tour des pièces pour évaluer les dégâts, bizarrement le visiteur cherchait quelque chose de précis, la télé, la hifi, la micro-informatique étaient toujours là ! Par contre les placards, les bibliothèques et les tableaux, ces objets d’art qu’il affectionnait tant étaient sans dessus dessous.
Il descend prévenir la concierge qui affolée ameute l’immeuble puis le quartier, pendant que Wulfran compose le numéro de la police municipale.

Les agents venaient juste de partir ; relevé d’empreintes, enquête, dépôt de plainte, tout avait été fait dans les règles. Wulfran enjambe les livres, ramasse quelques tableaux, lorsque Béa arrive essoufflée d’avoir monté l’escalier à toute allure. Elle pousse un oh ! de désarroi.
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