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segur Description du blog :
L'impossible n'est que le possible de l'avenir... Catégorie : Blog Journal intime Date de création :
04.05.2007 Dernière mise à jour :
14.02.2008
Cette miraculeuse découverte peut-elle, aujourd’hui, persuader le lecteur de l’authenticité de l’histoire ?
Saga épique,
Parfois dramatique
Entre fantastique
Et magique
Distinguer l’authentique
Du féérique…
Sans d’ailleurs nous attacher à la vérité historique, nous nous demandons tous comment l’accumulation de détails qui font « vrai » serait-elle pas précisément le signe de la fiction ?
Tu reviendras quand ?
Me morfond de chagrin depuis tout ce temps
Coulent sur mon visage des larmes de sang
Ton fidèle Géraud est seigneur et puissant
Hier l’hiver, aujourd’hui le printemps
Tu reviendras quand ?
Compte les jours, les mois, je t’attend
Mon cœur écorché se meurt mon bel amant
Questionne le Mage et le miroir du Temps
Cet été, Géraud a épousé la fille d’Enguerrand
Tu reviendras quand ?
Ma beauté, ma jeunesse se fanent au gré du vent
Vois suivre les années cela fait bien mil an
A l’automne est né Thibault de Fage leur enfant
Depuis quelque mois le Mage est souffrant
Tu reviendras quand ?
J’ai le visage ridé et les cheveux blancs
Cet hiver, je me suis retirée dans un couvent
J’ai su par Géraud que le Mage était mourant
Le Code est transmis pour le reliquaire d’argent
Tu ne reviendras plus maintenant !
Dans l’abbaye, dame Isabeau a sur sa tombe un gisant
La Rose est au secret, l’art d’aimer enclose sous le Roman
Du miroir, l’oxydation a eu raison de son brillant
Compagnon, tu es perdu dans les rouages du Temps…
Dans le Passage du miroir voyage Ségur
Mais les images défilent à toute allure
Son retour prend une mauvaise tournure
Plusieurs chemins divisent le Futur
Le Chevalier est englouti dans une spirale
Il n’a plus la notion dans l’espace sidéral
Il n’atteint pas la porte de l’époque médiévale
Comateux, sa tête repose sur un objet en métal
Le Mage remarque que le retour est difficile
Isabeau entend "Ne t’inquiètes pas ma fille"
Le chrono du Temps va de mille en mille
Le Chevalier reprend ses esprits sur une île
Ségur se retrouve dans une étrange ambiance
Il entend la mer et des cocotiers se balancent
La date s’est arrêtée sur l’époque Renaissance
Au large est échoué le navire L’Espérance…
"Malheur à vous Landri qui venez de trahir
Thibault et Dame Eloïse notre bien aimé Sire
Le noble titre ne vous suffisait pas à conquérir
L’héritier du Comte de Fage vous vouliez occire
En un vaste complot vous organisez le pire
En agissant ainsi vous vous faites honnir
Traître redoutez l’instant où vous allez mourir
Viendra le jour où vous ne pourrez plus fuir"
Ainsi, le réquisitoire du Prévôt venant de lire
Devant les juges de la cour du feu Roi Casimir
L’hiver apparu la neige vient à gésir
Le jour du châtiment vient de s’inscrire
Adoubé Chevalier vient de la noblesse issir
De cette forfaiture Géraud vient de le maudire
"Quand devant Dieu vous ne pourrez Lui mentir
Au purgatoire vous ne pourrez vous dédire
Ceux qui demandent pardon devront se souvenir
D’avoir été coupable de perfidie, de parjure et fléchir
Le pauvre vavasseur sans fief les faisait bien rire
Le chevalier « Patte de Lapin » les a fait tressaillir
Rentrer en possession de mes terres sera mon désir
Me faire respecter chez moi et mes rivaux les punir".
Juillet à Mesnac, Alix vaque à ses occupations
Dans le Passage, Ségur est en téléportation
Il se retrouve assis sur le canapé dans le salon
Elie, le petit garçon est devant la télévision
Un défilé militaire, la Garde Républicaine et des avions
C’est le jour du 14 juillet dit le journaliste de l’émission
Des chefs d’états, le nouveau Président a pris ses fonctions
Le trouvère Ségur ne comprend pas grand chose à la situation
Où est le Roi et ses vassaux, ils parlent tous de Révolution
Les serfs, les vilains, le petit peuple a pris possession
Des terres, des domaines et du Pouvoir de centralisation
Ils se sont soulevés contre les Grands et leurs dominations
Les règnes successifs ont menés tout un peuple a une rébellion
Les Seigneurs, les Souverains, les Empereurs de cette Nation
Ont fini par abusés du labeur de leurs sujets pas ces répressions
Les paysans, les artisans, les ouvriers ont fait une abomination
Un chœur entonne un hymne, mais qu’elle est cette chanson ?
Un chant citoyen, la Marseillaise, que tous reprennent à l’unisson
Aux armes citoyens… parcourant l’échine de Ségur, un frisson
En remarquant les couleurs de l’étendard que brandit la population
Sur le tapis, un livre d’images ouvert que lisait le petit garçon
La légende du rebelle Robin des Bois et Richard Cœur de Lion
Tu fais partie d’une époque révolue, réfléchi Ségur voyons !
Au loin, par la fenêtre ouverte les ruines du château sur l’horizon…
Le château d’Aiguières dans ses remparts englobant
La ville-haute pour se protéger des assaillants
Hors de ces murs des faubourgs se créent appartenant
Comme la paroisse de Mesnac à un seigneur différent
A l’intérieur vivent des bourgeois fins commerçants
Une porte monumentale est fermée la nuit pendant
Que le ville-basse est la plus active où de braves gens
Ont établi la place du marché source de rassemblement
Sous la Halle aux vins se tient une foire une fois l’an
Sont situés au rez-de-chaussée les ateliers d’artisans
Des échoppes ouvertes sur la rue où les paysans
Peuvent trier sur le volet les produits du marchand
Tout autour les arcades et des maisons d’habitation à pans
De bois entourés de torchis montés sur un soubassement
Les eaux usées sont jetées des fenêtres par les habitants
Les chiens et les cochons errent dans la fange pataugeant
Dans la ville-haute les bourgeois ont pignon sur rue reléguant
Les familles ouvrières au fond des ruelles sombres s’entassant
Pentues les rues sont encombrées de marchands ambulants
Sinueuses le passage d’un seul chariot à la fois permettant
Le Beffroi sonne l’heure et le couvre-feu la nuit tombant
Ségur regarde les tables des changeurs d’or et d’argent
Les places et les rues toutes pleines d’ouvriers faisant
Tous les métiers possibles jusqu’au guilde des marchands
Soudain vrillant l’air de leur son éclatant
Des trompes retentissaient céans
« Ôyez ! ôyez ! gentes dames, bonnes gens
sur la place du Pilori est exposé nu un manant
ici présent sanctionné pendant trois jours durant. »
L’assaut du château féodal continuait encore à la pique du jour
Le souterrain creusé trouait l’énorme mur donnant accès à la cour
Boucliers et épées en main qu’ils brandissaient avec bravoure
Ils entrèrent dans le donjon qui semblait être cette grosse tour
Ils montèrent à l’étage supérieur en frappant toujours
« Arrière ! arrière ! au bastion ! repliez-vous dans la tour »
Nul doute ils arrivaient dans la salle des gardes où accourent
Dans tous sens des piquiers, des archers au point de non-retour
La garnison et le Comte s’y étaient réfugiés en dernier recours
Le Conte Landri entrait dans la salle suivie de plusieurs balourds
Ses vassaux et compagnons d’armes combattaient sans détour
La Dame Faucheuse avait enclenché le compte à rebours
Sur le chemin de ronde couvert par endroits par des hourds
Servant à se protéger on percevait des appels aux secours
Mais ce n’était pas le bon moment pour admirer le paysage alentour
Même si le spectacle était extraordinaire du plus haut des sept tours
Il faiit frais là-haut. Un vent glacé balaye le ciel. Un nuage court
Après ses congénères. Il se pencha au dessus des créneaux et tout autour
Que des cris de guerre, des hurlements, des plaintes, et des bruits sourds
Des projectiles incendiaires catapultés atteignirent le magasin et le four
« Vous êtes pris Landri ! Allons libérer Dame Isabeau et sa dame d’atours ! »
Les femmes prisonnières entendirent une cavalcade et s’approcher des pas lourds.
Ségur entra en libérateur dans la cellule qui sentait le moisi pour sauver son amour
« Ma Mie, ma Mieux-que-Dame, votre chevalier servant, vous donne le bonjour ! »
Des hommes d’armes, plein de gens de guerre
Le chevalier Géraud et le Comte d’Aiguières
Une incursion au château de Fage tentèrent
La nuit était terriblement noire comme l’Enfer
Dans les fourrés les murailles se dessinèrent
Il y avait là des casques qui brillaient, des hauberts
Sou le ciel noir l’énorme silhouette en pierre
Des hautes murailles ils s’approchèrent
Le long des douves des ombres se faufilèrent
Où la lumière des torches plongèrent
En haut des lumières pâles vacillèrent
Vers la masse sombre des meurtrières
Devant, accolées deux tours s’épaulèrent
Les défenses des barbacanes constituèrent
La porte défensive que ses tours encadrèrent
Au loin la courbe des remparts, des torches valsèrent
" Frappe un coup Aiguières ! " un cri de guerre
Soudain les cloches d’alerte du château sonnèrent
Retentirent les cris, une bousculade, des lumières
Le bruit des armes, les chocs, on croisait le fer
D’énormes grappins en acier furent lancés dans l’air
Organisés, des assauts simultanés commencèrent
Le pont-levis était remonté et la herse était derrière
Un tronc servant de bélier était lancé au travers
Les assaillants sur des échelles grimpèrent
Des boules de feu les catapultes lancèrent
Les viretons lancés par des arbalètes frappèrent
Le feu embrasa la basse-cour et ses chaumières
A l’angle, des gens dans la nuit fourmillèrent
Sous les fondations une galerie creusèrent
Au bout, des sortes de renflement semblèrent
Rejoindre les cachots, les oubliettes ou Lucifer…